
Histoire de Sélestat
Entrée dans l'histoire avec la venue de Charlemagne en 775 avant de prendre son véritable essor au XIième siècle avec la construction de l'actuelle église Sainte Foy, Sélestat est promue ville impériale en 1217 et rejoint la Décapole en 1354, ligue d’entraide de dix villes impériales d’Alsace; elle agrandit ses fortifications, reçoit des ordres monastiques et fait du commerce.
En 1634, elle devient française. Louis XIV fait construire les fortifications modernes qui seront démantelées en 1870. Entre-temps s'est également développé son prestige culturel grâce à la notoriété acquise dans la première moitié du Xième siècle par l'école municipale. Celle-ci accueillit jusqu’à 900 élèves, parmi lesquels figurait Beatus Rhenanus qui léguera à la ville sa bibliothèque, laquelle constitue aujourd’hui encore avec celle de l'Ecole Latine, le trésor de la Bibliothèque Humaniste.
La Réforme, la guerre des Paysans et celle de Trente Ans marquent le déclin de Sélestat. Comme le reste de l’Alsace, la ville devient française. De nouveaux remparts sont construits par Vauban et Sélestat devient ville de garnison. La cité retrouve alors une certaine prospérité, mais son expansion reste limitée au profit des autres grandes villes d’Alsace.
